Je regardais ce petit vieux
qui sur son banc, l’air amoureux,
nourrissait des pigeons idiots
seuls compagnons de ses vieux maux.
Son grand front pâle était ridé
et je voyais sa main trembler,
derrière ses verres double-foyer
il me semblait parfois pleurer.
Ce matin là il faisait froid
le soleil gris, les nuages bas.
Le petit vieux était parti,
Il s’est enfui loin de la vie.
J’aurais pourtant aimé savoir,
enfin connaître son histoire,
mais le courage m’a manqué,
je n’osais pas le déranger.